Dominique Naert - Nous n'avons pas la capacité de changer le monde, mais celle de changer notre propre vision du monde…/… We can't change the world, but we can change our view of it.
 
juin
28

Google s’attaque au Bâtiment

Ecrit par Dominique
Google attaque désormais un nouveau secteur en ce qui le concerne, celui de la construction.  Issue du laboratoire de recherche et incubateur dédiée à des projets tels que la voiture sans conducteur, une spin-off intitulée « Flux » vient d’être créée.
Google estime que la population urbaine doit augmenter de 3,3 milliards d’habitants dans les 35 prochaines années, ce qui double la population des villes. Par ailleurs, il explique aussi que le marché de la construction est estimée globalement à 5 milliards de dollars par an ce qui devrait permettre à cette plateforme de générer potentiellement 120 milliards $ par an pour Google.
Cette plateforme doit développer des applications de planification en ligne afin d’aider les architectes et les ingénieurs dans le processus de conception, en particulier pour les gratte-ciel et les grands bâtiments. La plateforme comprend des outils de planification pour les ingénieurs et les architectes mais aussi d’analyse à l’avancement et des outils de simulation.  L’application intitulée « Genie » standardise et automatise les processus de conception et de construction avec un nombre illimité d’options de conception, ce qui permet à un architecte de préserver le caractère unique d’un bâtiment dans l’environnement urbain. L’équipe Google estime que Genie pourrait économiser 30-50% sur les coûts de construction et raccourcir le temps de réalisation jusqu’à 30-60%.
A la tête de l’équipe, on retrouve une ancienne associée de Franck Gehry, Michelle Kaufmann. Elle a fondé Flux avec les ingénieurs de Google, Nick Chim, Augusto Romaine et Jen Carlile. Pour faire face à la crise de la population urbaine, explique Jen Carlile, « nous devons cesser de concevoir des bâtiments individuels et commencer à concevoir des « semences » de construction. Le temps qu’il faut pour concevoir et construire doivent diminuer de façon spectaculaire ».
Leur concept est copié celui du « cyprès », qui prend une forme différente selon l’endroit où il est planté, les vents et les conditions de son emplacement. Si vous plantez trois graines de cyprès en trois endroits différents, vous aurez trois arbres différents; de la même façon, si vous concevez trois bâtiments dans trois endroits différents, vous aurez trois bâtiments distincts. En d’autres termes, le bâtiment prend des formes différentes en fonction des différents sites où il est placé. Ils évoquent alors le concept de « graine » à travers tout leur développement qui doit permettre de concevoir des bâtiments originaux à partir d’un encodage général et universel.
Le premier développement de cette application s’intitule « coded » ; toutes les techniques y sont référencées et se génèrent automatiquement telle que le système structural, le CVC, l’enveloppe, etc. Il sait si une protection solaire extérieure est nécessaire sur la façade ouest afin de réduire le gain de chaleur en fin d’après-midi.  Ces règles sont toutes encodées dans la « graine » du bâtiment. Le logiciel « conçoit » l’ensemble des salles de bains, les escaliers, les gaines, etc. Il prend en compte les règles fondamentales concernant, par exemple, les règlementations sur les risques incendies, le handicap, ERP, etc. Parce que toutes les règles sont encodées dans la « graine » de construction, vous pouvez apporter des modifications à l’immeuble.
Un autre outil aide à l’organisation des données qui les rend plus exploitables et plus accessibles à tous.  C’est un algorithme d’étude de faisabilité : une fois que vous identifiez un ou plusieurs sites, il évalue instantanément les règles d’urbanisme, la masse, le programme de construction, la performance des bâtiments, la superficie locative et le budget global du projet.
Cet outil exploite les données de lots voisins, les bâtiments, la végétation : Google-earth ou street-view apportent leurs concours. L’outil en question se penche sur les zones de recouvrement, les couloirs de vue.  Il agrège de multiples sources de données en un seul endroit: les données des villes, la fiscalité ; il aide les développeurs et les propriétaires fonciers à visualiser leurs lots en situant les projets proposés dans le paysage environnant; il montre les codes de développement qui lui sont applicables, y compris les superpositions et les usages conditionnels; il fournit une évaluation rapide du potentiel du projet.  Il fournit des liens de référence utiles aux actes, l’évolution historique du droit liée à la parcelle. Il rend compte de l’impact de la construction dans son environnement. Enfin, il rend le processus transparent puisque vous avez accès à toutes les données.
Les plannings, les bordereaux de commande des matériaux et des équipements sont instantanément prêts ; les études techniques, la synthèse sont fournies, les marchés et les documents administratifs sont automatiquement rédigés. Le BIM est exploité à son optimum ; les Fournisseurs des matériaux de constructions sont contractualisés en contrat cadre. Les cols bleus ne fournissent que leur savoir-faire décomposé au maximum. Les cols blancs du bâtiment sont en grande partie, exclus du processus. La réalité augmentée va permettre d’aller encore plus loin dans le contrôle de la mise en œuvre. Avec cette approche très rationnelle et déconnectées des usages habituels du bâtiment, le géant du numérique ne va pas tarder à révolutionner l’industrie du bâtiment.

Google s’attaque au Bâtiment Google attaque désormais un nouveau secteur en ce qui le concerne, celui de la construction.  Issue du laboratoire de recherche et incubateur dédiée à des projets tels que la voiture sans conducteur, une spin-off intitulée « Flux » vient d’être créée.Google estime que la population urbaine doit augmenter de 3,3 milliards d’habitants dans les 35 prochaines années, ce qui double la population des villes. Par ailleurs, il explique aussi que le marché de la construction est estimée globalement à 5 milliards de dollars par an ce qui devrait permettre à cette plateforme de générer potentiellement 120 milliards $ par an pour Google. Cette plateforme doit développer des applications de planification en ligne afin d’aider les architectes et les ingénieurs dans le processus de conception, en particulier pour les gratte-ciel et les grands bâtiments. La plateforme comprend des outils de planification pour les ingénieurs et les architectes mais aussi d’analyse à l’avancement et des outils de simulation.  L’application intitulée « Genie » standardise et automatise les processus de conception et de construction avec un nombre illimité d’options de conception, ce qui permet à un architecte de préserver le caractère unique d’un bâtiment dans l’environnement urbain. L’équipe Google estime que Genie pourrait économiser 30-50% sur les coûts de construction et raccourcir le temps de réalisation jusqu’à 30-60%.A la tête de l’équipe, on retrouve une ancienne associée de Franck Gehry, Michelle Kaufmann. Elle a fondé Flux avec les ingénieurs de Google, Nick Chim, Augusto Romaine et Jen Carlile. Pour faire face à la crise de la population urbaine, explique Jen Carlile, « nous devons cesser de concevoir des bâtiments individuels et commencer à concevoir des « semences » de construction. Le temps qu’il faut pour concevoir et construire doivent diminuer de façon spectaculaire ». Leur concept est copié celui du « cyprès », qui prend une forme différente selon l’endroit où il est planté, les vents et les conditions de son emplacement. Si vous plantez trois graines de cyprès en trois endroits différents, vous aurez trois arbres différents; de la même façon, si vous concevez trois bâtiments dans trois endroits différents, vous aurez trois bâtiments distincts. En d’autres termes, le bâtiment prend des formes différentes en fonction des différents sites où il est placé. Ils évoquent alors le concept de « graine » à travers tout leur développement qui doit permettre de concevoir des bâtiments originaux à partir d’un encodage général et universel. Le premier développement de cette application s’intitule « coded » ; toutes les techniques y sont référencées et se génèrent automatiquement telle que le système structural, le CVC, l’enveloppe, etc. Il sait si une protection solaire extérieure est nécessaire sur la façade ouest afin de réduire le gain de chaleur en fin d’après-midi.  Ces règles sont toutes encodées dans la « graine » du bâtiment. Le logiciel « conçoit » l’ensemble des salles de bains, les escaliers, les gaines, etc. Il prend en compte les règles fondamentales concernant, par exemple, les règlementations sur les risques incendies, le handicap, ERP, etc. Parce que toutes les règles sont encodées dans la « graine » de construction, vous pouvez apporter des modifications à l’immeuble. Un autre outil aide à l’organisation des données qui les rend plus exploitables et plus accessibles à tous.  C’est un algorithme d’étude de faisabilité : une fois que vous identifiez un ou plusieurs sites, il évalue instantanément les règles d’urbanisme, la masse, le programme de construction, la performance des bâtiments, la superficie locative et le budget global du projet. Cet outil exploite les données de lots voisins, les bâtiments, la végétation : Google-earth ou street-view apportent leurs concours. L’outil en question se penche sur les zones de recouvrement, les couloirs de vue.  Il agrège de multiples sources de données en un seul endroit: les données des villes, la fiscalité ; il aide les développeurs et les propriétaires fonciers à visualiser leurs lots en situant les projets proposés dans le paysage environnant; il montre les codes de développement qui lui sont applicables, y compris les superpositions et les usages conditionnels; il fournit une évaluation rapide du potentiel du projet.  Il fournit des liens de référence utiles aux actes, l’évolution historique du droit liée à la parcelle. Il rend compte de l’impact de la construction dans son environnement. Enfin, il rend le processus transparent puisque vous avez accès à toutes les données.Les plannings, les bordereaux de commande des matériaux et des équipements sont instantanément prêts ; les études techniques, la synthèse sont fournies, les marchés et les documents administratifs sont automatiquement rédigés. Le BIM est exploité à son optimum ; les Fournisseurs des matériaux de constructions sont contractualisés en contrat cadre. Les cols bleus ne fournissent que leur savoir-faire décomposé au maximum. Les cols blancs du bâtiment sont en grande partie, exclus du processus. La réalité augmentée va permettre d’aller encore plus loin dans le contrôle de la mise en œuvre. Avec cette approche très rationnelle et déconnectées des usages habituels du bâtiment, le géant du numérique ne va pas tarder à révolutionner l’industrie du bâtiment.

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