Dominique Naert - Nous n'avons pas la capacité de changer le monde, mais celle de changer notre propre vision du monde…/… We can't change the world, but we can change our view of it.
 
mar
7

L’Institut de l’homme

Ecrit par Aelurus

Remarque Liminaire

Le projet se divise en 2 étapes parallèles, la première nourrissant la seconde : L’idée principale consiste à prendre en compte la formation humaine des adolescents et post-adolescents. Pour ce faire un Centre de Ressources sur la Transmission est envisagé. Il sera destiné aux parents, aux maîtres d’apprentissage, aux pédagogues, aux travailleurs sociaux, etc… afin de leur donner des moyens nouveaux pour former la jeunesse au savoir-être, à la responsabilisation, à l’autonomie et à l’Autorité.

Notre entreprise s’appuie sur une démarche épistémologique de la tradition et de la transmission et envisage un véritable travail de recensement des us et coutumes, des rites ontologiques, d’ethnologie humaine des sociétés occidentales en commençant par notre pays.

1 - LE PROJET

Un Institut National de l’Homme sera créé avec pour caractéristique principale d’être consacré à la ‘Recherche sur la Transmission’ et à la ‘Formation par la transmission’ destinée aux adultes.

Il aura pour objet :

    • le recensement des savoir-faire de métier (gestuelle) et des savoir-être (attitudes) à l’instar des Encyclopédistes grâce à une documentation filmée (gestes de métiers, attitudes des maîtres et des apprentis, secrets de métier).
    • La promotion d’hommes de métier remarquables : les grands charpentiers, doreurs, maçons ou tailleurs de pierre, etc… (à l’instar des patrimoines vivants japonais).
    • La recherche sur la transmission pour le renouvellement et l’enrichissement de la pédagogie de l’apprentissage (destinée à la formation des maîtres d’apprentissage) :
    • La mise en place d’un comité scientifique composé de membre du compagnonnage, d’artisans, de neuroscientifiques, de pédagogues, philosophes, éthologues, ethnologues, sociologues, …
    • La rédaction de rituels (s’interroger) républicains et laïcs et des formations (ouvrages écrits, audio, vidéo)
    • La promotion de ces projets au sein des organismes de formation (initiales ou non).
    • La formation de formateurs, pédagogues, maîtres d’apprentissage, travailleurs sociaux, artisans, entrepreneurs, cadres de grandes entreprises…

2 - POUR QUELLE CIBLE ?

Plusieurs publics de jeunes sont concernés par cette démarche :

  • Ceux qui suivent un cursus d’études supérieures (techniques, commerciales, arts appliqués, etc.), à l’université et grandes écoles.
  • Ceux qui sont en apprentissage d’un métier manuel.
  • Les autres jeunes… les laissés pour compte, les exclus du système scolaires et les immigrés…

3 - LES RAISONS DE CETTE INITIATIVE

Pour rappel, chaque année, en France, prés de 750 000 jeunes accèdent à la majorité civique avec une pleine capacité pénale, civile et politique sans préparation profonde à la vie adulte.

  1. constat ’sociétal’

Le monde est devenu de plus en plus virtuel et solitaire ; l’image a pris la place sur l’acte, le ‘paraître’ a trop souvent remplacé lEtre’.

Les familles sont décomposées/recomposées et n’assurent plus totalement leur rôle de repère, de guide et d’apprentissage de l’autorité/obéissance. Le chômage des parents est devenu fréquent et amplifie la difficulté d’assumer leur ‘mission’.

Quant aux familles favorisées, le comportement addictif des parents à leur vie professionnelle voire associative est tout autant préjudiciable à l’équilibre affectif et psychologique des adolescents.

« Si le père et la mère, de bonne volonté manifeste, offrent le spectacle de vie ou de tête constamment tournée vers un seul tournant, obsédés nuit et jour par l’argent, le travail, l’ambition ou le journal, par le langage et les images, quand leur fils se drogue, loin de s’opposer à ses parents il les imite. A père hanté, fils égaré ou « stupéfié » (Drogues, enfants d’abord. Michel Serres)

Le système occidental semble porter le germe du malaise mental : ainsi, en Chine qui vit un bond dans la mondialisation, les experts dénombrent 30 millions de jeunes de moins de 17 ans souffrant de problèmes psychologiques.

  1. constat ‘éducation’

Le rôle éducatif de l’Ecole s’est complexifié… L’attitude des parents face aux professeurs s’est rigidifiée et la juridiciarisation de la société porte le corps enseignant à la méfiance et au désengagement en ce qui concerne la formation au savoir-être : il se cantonne au savoir-faire.

Dans les milieux favorisés l’enfant est devenu « roi ». On souhaite installer les générations à venir dans un monde confortable sans aspérités, presque parfait. On veut effacer les signes extérieurs des étapes de la vie, gommer leur dramatisation, tout en les activant dans l’ombre comme c’est le cas de la sélection larvée au sein du système éducatif : tout cela maintient les jeunes dans un décor illusoire.

L’éducation ne forme pas de futurs adultes mais des machines à fabriquer des résultats. Une sélection par le résultat qui crée une logique d’apartheid. Les étudiants des grandes écoles sont déconnectés de la réalité du peuple qu’ils auront à gouverner ; la liberté, l’égalité et la fraternité sont pour eux, des concepts qu’ils ne vivent pas mais qu’ils devront faire appliquer dans leur vie professionnelle future. Ils resteront extérieurs au monde qu’ils auront à gérer et à administrer.

« La jeunesse, mal dans sa peau et dans sa société, trop souvent abandonnée à elle-même, réinvente des rites dangereux et souvent destructeurs,… La ritualité adolescente contemporaine est tirée du côté de la sensorialité : rite et scansion, parure et tatouage, jeux de langue, de lumières et de sonorités, attirance pour les effets de la drogue et de l’alcool, enchantement du mouvement corporel » (Claude Rivière, sociologue, Les rites Profanes Paris 1995, PUF Terre de France).

… Car comme le souligne Marie Douglas,… « Animal social, l’homme est un animal rituel. Supprimez une certaine forme de rites, et ils réapparaissent sous une autre forme, avec d’autant plus de vigueur que l’interaction sociale est intense » (Marie Douglas, De la souillure)

  1. constat ‘économique’

La crise que nous vivons focalise les manques de la sphère financière et économique mondiale et fait ressortir la criante nécessité et le besoin d’autorité, de responsabilité, et d’humanisme. Les traders, les financiers et les politiques, qui sont aux commandes de l’économie globalisée, ont perdu tout sens d’équilibre des besoins et des aspirations : ils ont perdu leur « bon sens »…

  • L’émiettement des tâches et des systèmes complexes frustre le besoin de chacun d’agir sur la finalité de la réalité et fragilise ainsi le mental de la population active.
  • Le système économique favorise la déshumanisation de l’activité industrielle au profit de quelques uns. L’homme n’est plus au centre de l’économie : il est marginalisé impitoyablement. La plus grande partie de l’humanité est exclue de la marche du progrès scientifique, technique ou social…
  • On assiste sans broncher à la marchandisation du corps humain…

Le système économique exacerbe l’avidité des consommateurs et la cupidité des actionnaires.

Henri Lachmann, président de Schneider Electrique le traduit ainsi : « Ce pourquoi une entreprise existe, ce n’est pas pour créer de la valeur pour des actionnaires mais des richesses corporelles et incorporelles, pour les actionnaires, les clients, les collaborateurs et les sociétés dans lesquelles on opère ». « La crise de la microsociété financière est due au goût de lucre et à la cupidité…. Sur cent transactions, deux reposent sur l’économie réelle… Le monde financier ne s’est occupé que de lui-même… Les actionnaires, c’est une gouvernance qui ne marche pas. C’est guignol. Une vraie parodie… ».

  • Les plus diplômés ne seront pas nécessairement les plus adaptés au monde futur. La productivité aura des conséquences toujours plus fâcheuses sur le non emploi des inadaptés mais les inadaptés ne seront pas forcément les moins diplômés : ce seront ceux qui n’auront pas la bonne façon de capter les bonnes informations et qui ne se remettront pas en cause suffisamment rapidement. Le besoin n’est donc plus un souci de grand savoir mais de grande adaptation ; il est culturel autrement dit lié aux comportements, à la vision global des choses, à l’éducation humaine, à l’équilibre psychologique, à l’ouverture intellectuelle, à l’approche humaine et spirituelle : « De la spiritualité puisqu’il est question de sens, de lien, de communion ; mais aussi de morale, puisqu’il est question de règles et de valeurs » (le capitalisme est-il moral ? A. Comte-Sponville).
  • On observe le résultat sans penser à modifier les causes. Ainsi, au-delà des savoirs, des savoir-faire, des savoir-communiquer, il devient nécessaire et urgent de mettre en place des formations de …

… ‘Savoir-être’.

« Après la génération du tout politique (les soixante-huitards), après la génération du tout moral ou du tout humanitaire (la génération morale) est peut-être en train de se chercher quelque chose qu’on pourrait désigner comme une « génération spirituelle », disons une génération qui refait de la question spirituelle, qu’on pouvait croire obsolète depuis des décennies, à nouveau sa question. Qu’est-ce que la question spirituelle ? La question politique, pour schématiser à l’extrême, c’est la question du juste et de l’injuste. La question morale, c’est la question du bien et du mal, de l’humain et de l’inhumain. La question spirituelle, c’est la question du sens, comme on dit aujourd’hui, donc aussi celle du non-sens. Et il me semble que c’est cette question, depuis quelques années, qui tend à revenir au premier plan, dans la tête ou le cœur de nos jeunes… » (André Comte-Sponville. (Le capitalisme est-il moral ?)

4 - L’EDUCATION AU SAVOIR-ETRE

a) la transmission

L’école ne peut pas tout transmettre ! Axée sur l’intellect, sa pédagogie laisse de côté l’épanouissement de la personnalité. Elle véhicule un enseignement fondé sur des expériences par procuration. Apprendre à savoir semble plus facile qu’apprendre à être.

Le progrès dans la maîtrise de la nature et dans l’évolution des techniques n’améliore en rien l’espèce humaine. Humaniser notre civilisation technicienne, c’est d’abord la mettre en perspective dans l’histoire globale de l’humanité (holistique) ; c’est ensuite analyser et comprendre les moteurs de son évolution. C’est ce que nous définissons comme une « vision du monde ». Il est autant de visions du monde que de culture et de traditions. Elles se transmettent collectivement et sous forme holistique. Mais elles sont transmises au travers du filtre individuel. Elles participent donc à l’essentiel de l’identité humaine et évoluent dans le champ de la transmission.

b) Vision du monde et réalité de la vie.

Il est absolument vital, non seulement que nous disposions de représentations adéquates du monde dans lequel nous vivons mais encore que nous ayons la possibilité de nous aménager un monde intérieur vivable. En l’absence d’un tel équilibre, nous sommes vite envahis par des conflits internes qui nous rendent incapable de réagir adéquatement face au monde extérieur. C’est cette tension entre la vision du monde des individus et la réalité de leur vie, de leur savoir d’expérience, qu’il faut chercher à atténuer

c) Rencontre de la jeunesse et de la tradition.

Une vision du monde est toujours une représentation évidente et globale de la réalité, elle est une réponse à des questions qui ont été oubliées. Elle est transmise par la tradition culturelle à laquelle appartient chaque individu. La vision du monde donne une signification à la vie (sur l’histoire du monde et le destin de l’homme, sur l’organisation sociale). Elle ‘déproblématise’ la réalité en montrant que ce qui est non-conforme dans la réalité quotidienne n’est que locale et transitoire, ce qui permet d’échapper aux états anxiogènes. Elle est un moyen de stabilisation de notre univers mental.

d) Le champ de la sagesse.

La fonction de la vision du monde se manifeste, non pas dans le champ des représentations théoriques mais dans celui des actions rituelles et de la réalité symbolique ; elle relève du domaine de la sagesse et de l’hygiène de vie et non pas des savoirs et des doctrines théoriques ; elle nous dote d’une identité individuelle et humaine grâce à laquelle il nous devient possible de nous accommoder de ce que les savoirs d’expérience nous apprennent de la réalité. Or, le monde moderne a laissé en friche la fonction propre de la vision du monde, ce que le savoir théorique, doctrinal ou pratique ne saurait jamais remplacer et que les rites traditionnels détenaient.

5 – QUELQUES REPONSES NOUVELLES

LA PROPOSITION D’UN GRAND HUMANISTE…

Paul Feller, fondateur de la Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière à Troyes en collaboration avec les Compagnons du Devoir, a inspiré en grande partie cette démarche.

Paul Feller considérait l’apprentissage d’un métier manuel comme un rite de passage entre l’enfance et la vie adulte. Pour lui, tout homme, quelque soit son projet professionnel, doit vivre un apprentissage vrai au contact de deux éléments pour s’accomplir pleinement : La matière (le matériau) et le maître d’apprentissage.

Grâce à ces relais vers l’universalité, il acquiert une véritable maturité, un sens profond de la responsabilité et de la transmission assise sur une autorité naturelle dépourvue d’excès. En maniant le marteau, l’adolescent transforme ses tensions internes en puissance créatrice. Après un apprentissage manuel, le jeune pourra continuer des études et vivre une vie remplie de la connaissance humaine, d’autrui comme de lui-même. La formation par apprentissage d’un métier manuel s’inscrit comme une pédagogie du vrai.

UNE REPONSE AMERICAINE…

L’Institut national des rites de passage (NROPI) de Cleveland aux Etats-Unis s’adresse principalement aux africains américains. Il a été fondé en 1980 par un travailleur social.

Cet organisme propose une formation mêlant éducation et initiation sur une période pouvant s’étendre de 1 à 3 ans à raison de 2 à 4 heures par semaine .Les contenus d’enseignement sont très variés : rupture avec la routine du quotidien, transmission par les anciens et respect à leur accorder, coopérations avec les pairs, éducation sexuelle, instruction politique, self-défense, travaux d’intérêt général, tests de courage, attribution d’un nouveau nom, d’un nouveau langage et d’une nouvelle tenue, ainsi qu’un rite de passage spécifique appelé « the journey ».

En AFRIQUE DU SUD …

« Réveille-toi tu es désormais un homme » annonce le circonciseur. L’histoire se déroule en Afrique du Sud, dans un pays où les Xhosa tiennent beaucoup à circoncire leur fils pour les faire passer à l’âge adulte. « Un Xhosa non circoncis est une contradiction dans les termes, car il n’est pas considéré comme un homme mais comme un enfant. Pour les Xhosa la circoncision représente l’incorporation formelle des hommes dans la société » (Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, éd.Fayard).

En FRANCE …

Les Compagnons du Devoir initient les jeunes adolescents à la fin de leur apprentissage, selon une tradition qui remonte à la construction des cathédrales. Aujourd’hui plus de 7000 jeunes garçons et filles sont formés chaque année par les Compagnons. La réputation de cette formation est reconnue partout en Europe.

Dans LE MONDE …

De nombreuses ethnies pratiquent toujours des rites d’initiation afin d’entrer dans la communauté des adultes. D’autres rites de sagesse et d’entrer dans des sociétés secrètes sont aussi réalisés. On peut sans doute considérer que près de la moitié de la population mondiale perpétue ces initiations de type traditionnel et ethnique.

Certaines communautés religieuses occidentales sont encore imprégnées de rites très forts (communautés juives et musulmanes selon les pays).

Enfin, la Franc-maçonnerie développe des rites de sagesse auprès d’adultes parrainés qui, souvent, s’interrogent sur le sens de leur vie ou relèvent d’un malaise intérieur plus ou moins prononcé.

« On ne pourra sans doute plus longtemps faire l’impasse

sur ces rites qui fabriquent de l’humain ».

(Denis Jeffrey, Eloge des rituels, Presses des Universités de Laval, 2003)

« La transmission est un acte qui transforme » (R. Debray).

6 – QUELS TYPES DE REPONSES

devons-nous étudier, expérimenter et proposer à notre jeunesse ?

Le projet consiste à adapter une démarche initiatique, laïque et républicaine, pour toute la jeunesse, en tenant compte des diverses catégories de jeunes (division subjective qui peut être revue).

Néanmoins, toutes ces actions ne peuvent être entreprises que sous l’angle du volontariat

  • Ceux qui suivent un cursus d’études supérieures (techniques, commerciales, arts appliqués, etc.) et universités :
      • Promouvoir l’idée auprès des pouvoirs publics d’un apprentissage manuel pour la formation humaine des futurs managers (minimum 2 ans) à l’issue duquel une séance initiatique résumerait les valeurs humaines enseignées pendant cet apprentissage au contact du peuple et de la matière.
  • Ceux qui sont destinés aux grandes écoles :

Les jeunes adultes qui accèdent aux Grandes écoles sont issus, pour la grande majorité d’entre eux, de famille aisées (industriels, cadres supérieurs, dirigeants de grande entreprises), possédant des cursus universitaires digne le leur filiation (énarques, polytechniciens et autres…. de père/mère en fils/fille), éduqués, protégés, destinés…. L’expérience nous montre la difficulté de cette catégorie sociale à sortir de leur intellectualisation dans un délai court. Le piège serait la mauvaise interprétation qu’ils pourraient faire de ce passage, considérant cette période comme une épreuve scolaire de plus sur le cursus qui les conduit à une destinée formatée quasi-acquise dès leur naissance.

Un apprentissage de 2 ans devrait être préalable à tout entrée dans les grandes écoles à l’issu duquel, une formation ontologique serait complétée par un rituel laïc et républicain.

  • Ceux qui ont fait un apprentissage d’un métier manuel :
      • Mise en place d’une période de formation ontologique complétée par un rituel républicain et laïc à la fin de l’apprentissage d’un métier manuel avec réalisation d’un mini chef-d’oeuvre (comme dans le Compagnonnage).
  • Les autres jeunes… laissés pour compte, les exclus du système, les immigrés (quel que soit leur âge) :
      • Un temps d’action civique,
          • travail sur l’environnement : montagne, mer, forêt… .
          • formation à l’autonomie, à l’analyse des informations, des médias, de la géopolitique, des systèmes, du langage…
          • une initiation à un métier manuel à l’instar des initiatives « l’Outil en Main ».
      • Ou un projet humanitaire (sur le territoire) afin d’obtenir une reconnaissance.
      • Mise en place d’une période de formation ontologique complétée par un rituel républicain et laïc.

7 – MODALITES DE MISE EN ŒUVRE

QUAND ET COMMENT ?…

  • Luc Ferry a été chargé de réfléchir au ‘Rallongement de la journée dite civique obligatoire pour les jeunes à 6/9 mois’.
  • Ce projet est présenté par Martin Hirsch. C’est donc dans cette année là que pourraient être engagées ces actions.

QUI SERAIT EN CHARGE DE LA FORMATION ? …

  • L’essentiel des formateurs serait des jeunes retraités qui seraient précédemment formés par l’Institut. La relation trans-générationnelle est fondamentale en terme de Transmission. Pour autant, une formation complémentaire à la pédagogie spécifique est leur serait délivrée préalablement.

LES INDIVIDUS CONCERNES …

  • Les jeunes de 15 ans à 22 ans selon les catégories. Cette formation ne pourrait être dispensée qu’au titre du volontariat.

DEVELOPPEMENT GEOGRAPHIQUE …

  • A l’instar de ce qui s’est réalisé avec les associations « l’Outil en main », des associations seraient réparties sur toute la France, adhérentes à l’Institut dans le cadre spécifique du projet de l’Institut ; ainsi que tout autre association touchant de près ou de loin à la formation ontologique de la jeunesse : Outil en main, associations compagnonniques, associations sportives, associations à caractère sociales, de formations parentales, chambres de métiers, etc…

LA DEMARCHE PEDAGOGIQUE …

  • Elle est basée sur le contact avec les éléments de la nature et le développement des 5 sens : du physique à l’abstraction.
  • Sur la transformation de la violence intérieure adolescente (et post adolescente) en puissance de création.
  • Elle consiste à présenter, synthétiser, les activités économiques, politiques, scientifiques, l’information, la communication,… sans évaluation et données morales.
  • A analyser les superstitions, les conditionnements, les croyances et les opinions, les dogmes… en restant le plus historique et objectif possible.
  • Présentation et prise en compte des repères laïcs, républicains et démocratiques français.
  • Mise en place d’une cérémonie avec un rituel laïc de fin de stage, accompagnée d’une remise de diplôme et d’attribut (médailles civique par ex)

8 – EN CONCLUSION…

Ce projet a pour intention d’apporter des réponses nouvelles en terme de responsabilisation des jeunes dans leur apprentissage de la vie, en complément du savoir-faire dispensé dans les établissements de formation initiale, quels que soient leur futurs métiers et/ou leur vocation professionnelle grâce à des actions de Formation basées sur deux éléments fondamentaux : le travail d’un matériau ou d’une matière, et l’écoute et la connaissance sous l’autorité d’un maître.

Fait à Troyes le 16 février 2009

Dominique NAERT

One Response to “L’Institut de l’homme”

  1. Le Signor dit :

    La formation émotionnelle

    L’éveil et le développement des sens s’effectue dès la plus tendre enfance. Donner à tous la possibilité d’accueillir et de s’émerveiller des choses de la nature et du monde ouvre l’esprit. Apprendre à ouvrir, a appréhender avec le coeur, en évitant si possible le jugement est la voie.
    La conscience de soi, qui va en s’affirmant dans l’unité du tout, invite progressivement l’enfant à comprendre et a rentrer dans une forme «d’affinité élective», une altérité permanente à l’autre, au monde. La confiance portée par ses ainés, l’accompagnement et l’apaisement dans le dialogue, sont comme autant de solides fondations, de solides briques, qui va permettre progressivement d’assoir en lui la maitrise des émotions, de ses émotions.
    Ce cheminement s’inscrit naturellement dans un perpétuel aller et retour du rapport à l’autre, aux autres.
    Tout ce qui n’aura pas été donné naturellement par amour dit on est perdu.
    Peut-on, parler d’intelligences multiples, d’intelligence émotionnelle ?
    Doit on nommer ce qui anime la vie de l’homme depuis des millénaires, l’amour ?

    Introduction

    A l’aune des travaux de Binet, au début du XIXème siècle, basés sur une notion logico -mathématiques de l’intelligence qui va enfermer un nombre important de personnes dans une approche binaire de l’intelligence, les années 80 vont voir apparaitre les travaux de Howard Gardner, qui développe une approche beaucoup plus complexe des formes d’intelligences qu’il appellera «les intelligences multiples».

    Gardner résume comme suit sa conception des intelligences dites personnelles:

    «L’intelligence interpersonnelle l’aptitude à comprendre les autres: ce qui les motive leur façon de travailler, comment coopérer avec eux. Il y de fortes chances, que les vendeurs, les hommes politiques, les enseignants, les cliniciens et les chefs religieux qui réussissent possèdent une grande intelligence interpersonnelle. L’intelligence intrapersonnelle constitue une aptitude connexe, tournée vers l’intérieur. C’est la capacité de concevoir un modèle précis et véridique de soi même et de l’utiliser pour conduire sa vie.»

    Extrait de «les intelligences émotionnelle» de Daniel Goleman p 66.

    Il accorde une place importante à l’intuition dans la perception et la maitrise du jeu des émotions, mais lui et ses collègues, n’ont pas abordé le rôle des sentiments dans cette forme d’intelligence, s’attachant plutôt à la connaissance de ces sentiments, plutôt qu’a ce qu’ils engendrent.

    La froide logique est incapable d’apporter des solutions humainement satisfaisantes, et c’est dans nos sentiments que notre humanité est la plus manifeste. Les peuples premiers (Afrique, Amérique Latine) ont un rapport très proche avec la terre, la famille et cultivent un savoir vivre ou les émotions on un rapport à l’unité du tout, ils développent depuis longtemps déjà cette forme d’intelligence.

    Une réalité à méditer…

    Au Burkina Faso, peuple tribal si il en est, «la parenté à plaisanterie» est une de ces formes d’intelligence qui s’est développée après des siècles de conflits ethniques.

    Cela a été institué lors des réunions entre ethnies et décrété à jamais pour ne plus connaitre un climat de guerre, mais pour entrer dans une forme d’altérité et de respect de l’autre.

    Son principe réside sur la manière de s’apostropher entre diverses ethnies, en poussant le vice à stigmatiser l’autre sous forme de boutades parfois extrêmes, sans jamais rentrer en conflit. Cette parodie conflictuelle est aujourd’hui un jeu qui permet de désamorcer tout démarrage de conflit. Elle est étroitement répandue et intégrée au pays. Ce n’est pas pour rien que Burkina Faso, veux dire littéralement «Pays des hommes intègres».

    Depuis quelques années, de nombreux psychologues s’accordent à dire que le QI ne concerne qu’une frange étroite d’aptitudes linguistiques et mathématiques, et que fort heureusement la vie ne se résume pas à ces deux acceptions. Et force et de constater que réussite scolaire et diplômes ne coïncident pas toujours avec une réalité de vie, et qu’il existe de nombreux paradoxes ou les personnes qui ont su développer ces «formes d’intelligences» que Gardner à esquissé, (sans doute insuffisamment développées en milieu scolaire courant) s’en sortent bien mieux.

    Un psychologue de Yale, Peter Solevy, a étudié récemment et avec bcp de précision comment peut on rendre nos émotions intelligentes. Il répartit en cinq domaines principaux, les bases de cette intelligence émotionnelle:

    1 La connaissance des émotions
    La conscience de soi, savoir identifier ses émotions est la clé de voûte de l’intelligence émotionnelle. Cela est essentiel à la compréhension de soi et à l’intuition psychologique, qui permet une extension innée du rapport à l’autre. L’incapacité à gérer ses émotions enferme quiconque dans ses sentiments et empêche le discernement nécessaire au choix d’activité.

    2 La maitrise de ses émotions
    Implique chacun à s’adapter naturellement au milieu, en fonction de la conscience de soi.
    Etre capable de pacifier sa pensée au regard de sentiments qui peuvent submerger chaque individu, se libérer de l’excès comportemental que certains sentiments peuvent engendrer (colère, angoisse, tristesse). Spirale énergétique négative et descendante
    Les personnes qui sont en incapacité à gérer leurs émotions s’enferment dans le cercle vicieux des contrariétés.

    3 L’automotivation
    Nécessaire à la maitrise de soi, à la conduite de projets. Savoir remettre à plus tard des pulsions et des désirs immédiats est la base de tout accomplissement.
    La «fluidité psychologique» est un état naturel que certaines personnes possèdent naturellement, ce qui leur permet d’être dans un état d’éveil assez permanent. Elles sont capables de gérer la conduite de leur énergie dans la mise en oeuvre de choses remarquables, et sont très productives et efficaces dans ce qu’elles entreprennent.

    4 La perception des émotions d’autrui
    L’empathie, l’altérité, l’altruisme etc…, voir en l’autre un autre soi-même en devenir. C’est le pilier de l’intelligence interpersonnelle, l’élément fondamental. Les personnes douées de cette intelligence, sont très fortes pour la vente, le gestion et tous les métiers qui ont un rapport à l’autre, et ou ce dernier est primordial.

    5 La maitrise des relations humaines
    Savoir entretenir de bonnes relations avec les autres, c’est savoir gérer ses émotions.
    C’est trouver le juste équilibre, la place appropriée dans toute situation, ni plus, ni moins.
    Savoir se mettre à la portée des autres en conduisant un relationnel épanoui.
    Là est la réussite de toute action fondée sur des rapports qui visent avant tout l’harmonie et le bien être de chacun.

    Mayer, père de la théorie des intelligences multiples, considère que les individus, se répartissent en trois catégories:

    -ceux qui ont conscience d’eux mêmes
    -ceux qui se laissent submerger par leurs émotions
    -ceux qui acceptent leurs dispositions d’esprit

    La marguerite émotionnelle

    Robert Plutchik, psychologue et théoricien des émotions, a construit une théorie séduisante des émotions dite «psycho-révolutionnaire». Plutchik se basait sur l’hypothèse que les huit émotions de base qu’il décrit (peur, colère, tristesse, dégout, surprise, anticipation, confiance et joie) sont biologiquement primitives et déclenchent des comportements hautement utiles à la survie (fuite, combat, socialisation, recherche).

    Le nombre de théorique des émotions de base importe peu; depuis des siècles chaque auteur apporte sa pierre à l’édifice de la théorisation émotionnelle.

    Ce qui est intéressant dans le cas de Robert Plutchik, c’est qu’il a crée, à partir de sa définition, une marguerite des émotions qui est à la fois belle et astucieuse.
    D’une part, elle tient compte de l’intensité des émotions qui est à la fois belle et astucieuse.

    D’une part, elle tient compte de l’intensité des émotions (l’importance de l’intensité augmente au fur et à mesure qu’on se rapproche du centre). D’autre part, la marguerite de Plutchik prend aussi en compte les émotions complexes en les intercalant entre deux pétales.

    Par exemple: l’amour serait un mélange d’acceptation et de sérénité, le remords, un mélange de dégout et de tristesse. Une autre idée de génie est a placer les émotions antagonistes l’unes en face de l’autre. Par exemple: la joie est à l’opposé de la tristesse, la peur à l’opposé de la colère.

    Cependant, si la marguerite de Plutchik est utile pour nommer une émotion (32 émotions de base et complexes y sont représentées) et d’en évaluer l’intensité, elle ne permet pas de représenter la valence positive ou négative d’une émotion.

    Importance de l’intensité et de la valence d’une émotion

    L’intensité
    C’est l’importance du mouvement corporel ressenti, quel que soit le type d’émotion ou sa signification. Mon coeur peut battre a tout rompre quand j’ai peur ou lorsque j’aperçois la personne que j’aime. L’intensité peut être très importante dans les deux cas. Mon coeur renvoie le même signal en intensité, il bat plus fort, point.
    L’interprétation visuelle ou cognitive est nécessaire pour en qualifier la signification. L’intensité, c’est juste la puissance ressentie de l’émotion. Vous comprenez que cela ne suffit pas, il lui faut une deuxième dimension.

    La valence
    C’est la deuxième dimension de l’émotion.
    Valence positive: le plaisir, je continue, je recherche.
    Valence négative: stop, j’arrête, je fuis, je combats, j’élimine la menace.
    Il est aisé de comprendre pourquoi il y a plus d’émotions négatives que d’émotions positives. Il est en effet plus important d’arrêter immédiatement un comportement dangereux, de détruire rapidement un prédateur, de fuir a toutes jambes.
    Il est moins urgent de continuer un comportement car le terme est plus long, le danger de ne pas continuer n’est pas immédiat. Il vaut mieux continuer a être joyeux, c’est plus favorable à la survie. Voila pourquoi la joie ( bonheur, plaisir) est la seule émotion positive face à toute les émotions négatives.

    L’alexithymie
    Du privatif «a», «lexis» le mot, et «thymos» l’émotion. Est l’incapacité qu’ont certaines personnes à être égarées dans un monde dominé par les sentiments. L’individu est incapable de connaitre précisément la nature de ses émotions, leurs sentiments.
    Refus des sentiments, sentiment de mal être indéfini, incapacité à reconnaitre ou comprendre leur état émotionnel.

    Sophrosyne
    L’attention et l’intelligence apportées à la conduite de sa vie, un équilibre et une sagesse tempérés. Les romains la nommait «tampérantia», la tempérance l’aptitude à contenir les émotions excessives.

    Lorsque les émotions sont trop affaiblies, elles créent ennui et distance ; non maitrisées, trop extrêmes et persistantes deviennent pathologiques, comme dans la dépression, l’angoisse, la fureur ou l’agitation maniaque.
    Dans l’arithmétique du coeur, c’est le rapport entre les émotions positives et négatives qui détermine le sentiment de bien être.

    De la force de la pensée…

    L’énergie du bonheur, du positivisme, du bien être, de l’émerveillement, du partage, dynamise une spirale ascensionnelle du développement et de l’ouverture du coeur.

    Rentrer dans l’intelligence du coeur ouvre la voie à l’accueil au monde, dans une spiritualité holistique, et la perception de l’autre comme semblable.

    La pensée s’efface ou se met en sommeil pour accueillir ce qui est, c’est l’instant qui commande.

    L’énergie du malheur, stimule une sensation de vide de perte, de peur. Tout devient sujet à une vision apocalyptique du devenir. Le corps s’installe dans un état de stress et d’angoisse permanent.

    Développer la pensée positive en accueillant l’existence comme un don, la vie comme un cadeau, l’autre comme un frère permet d’entrer dans une communion, dans une unité du tout. Le sentiment immense de se sentir relié à l’univers se suffit à lui-même.

    S’asseoir sur son expérience pour forger son tempérament.

    Le tempérament peut être tempéré par l’expérience. Il est possible d’apprendre à devenir optimiste et confiant dans l’avenir, tout comme à se sentir impuissant/découragé. Ces deux attitudes sont sous tendues par une autre que les psychologues nomment efficacité personnelle (self-efficacy): c’est à dire la conviction que l’on maitrise le cours de sa propre vie et que l’on est capable de relever les défis qui se présentent.
    En acquérant des compétences dans un domaine quelconque on renforce son sentiment d’efficacité personnel, on accepte alors plus volontiers de prendre des risques et de relever des défis les plus difficiles.

    «La Fluidité» neurobiologie de l’excellence

    Terme décrit par le psychologue Mibaly Csikszent mihalyi, qui recueille depuis vingt ans des témoignages sur des performances exceptionnelles.

    «la psychologie de l’expérience optimale»

    La fluidité c’est le summum de l’intelligence émotionnelle, les émotions mises au service de la performance ou de l’apprentissage. Celles ci ne sont pas seulement maitrisées et canalisées, mais aussi positives et chargées d’énergie et appropriées à la tâche à accomplir.

    C’est peut être l’extase de l’amour physique, quand deux êtres deviennent une unité qui en cerne le mieux la nature. C’est une expérience merveilleuse, le sceau de la fluidité c’est un sentiment de joie spontanée, voire de ravissement. Parce que la fluidité procure un bien être intense, elle est intrinsèquement gratifiante. Quand l’individu s’absorbe complètement dans ce qu’il fait, il y consacre la totalité de son attention.
    La fluidité est un état dépourvu d’électricité statique émotionnelle, sauf un sentiment irrésistible et extrêmement motivant de légère euphorie. Celle-ci semble être un sous produit de la concentration sans laquelle il ne peut y a avoir de fluidité. Les textes classiques de la traduction contemplative décrivent des états d’absorption ressentis comme une béatitude parfaite, fluidité induite tout simplement par une intense concentration.

    Apprentissage et fluidité
    ………………un nouveau modèle pour l’éducation

    Gardner «la fluidité est un état intérieur qui montre que l’enfant accomplit un travail qui lui convient.
    Il doit découvrir l’activité qu’il aime et s’y tenir. C’est quand les enfants s’ennuient à l’école qu’ils se battent et se conduisent mal, et c’est lorsqu’ils sont submergés par les difficultés de leur tâche que leur travail scolaire les rends anxieux.
    Ils apprennent mieux quand ils s’intéressent à ce qu’ils font et y prennent plaisir.

    De manière plus générale, cela confirme le fait que de savoir canaliser ses émotions dans un but donné est une aptitude primordiale. Qu’il s’agisse de donner ses pulsions ou de retarder la satisfaction de ses désirs, de contrôler son humeur afin de faciliter la pensée au lieu de l’entraver, de se motiver à persévérer sans se décourager par les échecs, de réussir à attendre l’état de fluidité et d’être plus efficace, tout cela souligne le pouvoir des émotions de nous guider dans ce que nous entreprenons.

    Le déphasage et ses conséquences

    C’est grâce à l’expérience répétée de l’harmonisation que le bébé commence à comprendre que les autres peuvent et veulent partager ses émotions. L’absence prolongée d’harmonie entre parent et enfant ébranle profondément ce dernier du point de vue affectif. Le prix à payer pour un manque d’harmonie affective pendant l’enfance peut être exorbitant et pas seulement pour l’enfant.

    Nourrir les sentiments, les émotions, les sens, une éducation précoce…

    La place laissée à l’expression des émotions démarre très tôt, dans la complicité que les parents établissent avec leurs enfants. Les massages, les caresses, la tendresse procurés par l’amour d’un père et d’une mère dès les premiers jours de la vie, posent véritablement les bases d’un équilibre familial sain.

    La justesse et la qualité de toutes ces sensations corporelles, vont stimuler chez l’enfant une exacerbation de la conscience de plaisir et de joie. C’est ici le toucher qui est en jeu.
    Les massages ne sont pas que tactiles, ils peuvent prendre la voie de l’écoute de musiques aux consonances variées, le plaisir procuré par les vibrations sonores aux couleurs changeantes ouvre et développe le sens de la perception, c’est l’audition, qui est en jeu.

    L’apprentissage de l’expression orale, la place laissée à l’écoute de chacun et au partage, stimule la confiance en soi, face au groupe, et affirme la légitimité de l’individu en tant qu’être vivant au sein de la communauté des hommes. C’est de la justesse de la prise de parole et de l’écoute réciproque que découle le respect de chaque individu, c’est le langage qui est en jeu.

    Le travail de la matière apprise sous la forme d’un jeu et non sous la forme d’une contrainte, invite précocement l’enfant à rentrer dans un acte de cocréation individuel ou collectif. L’enfant appréhende ici son environnement par les mains, l’accompagner dans le plaisir de faire avec ses mains, dépose en lui une assise considérable pour son évolution. C’est le toucher qui est en jeu.

    Cet aller et retour incessant de la création de formes et d’expression corporelle, gestuelle, olfactive et auditive, entre «homme et matière» est d’une richesse insoupçonnée.
    Elle implique une totale maitrise de soi à travers la chorégraphie du geste (expression, acte) juste.

Leave a Reply

videos

WWW Liens

Dernieres publications

Commentaires récents

Mots-clefs

Actualités apprentissage Boorstein Bâtiment durable Chervel classique Compagnon conscience cursus Descartes Diderot Diplôme universitaire Dolto Edgar Morin entreprise filiation formation geste humaniste humanité Jack Lang métier métiers outil Platon pédagogie Pétrarque responsabilité rite rituels Ruano-Borbalan savoir savoir-être symbole symbolisme système scolaire Tour de France Transmission Troyes trésors nationaux UNESCO VAE Virgile école éducation nationale
Totales: 237611
Hoy: 225