Dominique Naert - Nous n'avons pas la capacité de changer le monde, mais celle de changer notre propre vision du monde…/… We can't change the world, but we can change our view of it.
 
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L’Institut de l’homme

Ecrit par Aelurus

Remarque Liminaire

Le projet se divise en 2 étapes parallèles, la première nourrissant la seconde : L’idée principale consiste à prendre en compte la formation humaine des adolescents et post-adolescents. Pour ce faire un Centre de Ressources sur la Transmission est envisagé. Il sera destiné aux parents, aux maîtres d’apprentissage, aux pédagogues, aux travailleurs sociaux, etc… afin de leur donner des moyens nouveaux pour former la jeunesse au savoir-être, à la responsabilisation, à l’autonomie et à l’Autorité.

Notre entreprise s’appuie sur une démarche épistémologique de la tradition et de la transmission et envisage un véritable travail de recensement des us et coutumes, des rites ontologiques, d’ethnologie humaine des sociétés occidentales en commençant par notre pays.

1 - LE PROJET

Un Institut National de l’Homme sera créé avec pour caractéristique principale d’être consacré à la ‘Recherche sur la Transmission’ et à la ‘Formation par la transmission’ destinée aux adultes.

Il aura pour objet :

    • le recensement des savoir-faire de métier (gestuelle) et des savoir-être (attitudes) à l’instar des Encyclopédistes grâce à une documentation filmée (gestes de métiers, attitudes des maîtres et des apprentis, secrets de métier).
    • La promotion d’hommes de métier remarquables : les grands charpentiers, doreurs, maçons ou tailleurs de pierre, etc… (à l’instar des patrimoines vivants japonais).
    • La recherche sur la transmission pour le renouvellement et l’enrichissement de la pédagogie de l’apprentissage (destinée à la formation des maîtres d’apprentissage) :
    • La mise en place d’un comité scientifique composé de membre du compagnonnage, d’artisans, de neuroscientifiques, de pédagogues, philosophes, éthologues, ethnologues, sociologues, …
    • La rédaction de rituels (s’interroger) républicains et laïcs et des formations (ouvrages écrits, audio, vidéo)
    • La promotion de ces projets au sein des organismes de formation (initiales ou non).
    • La formation de formateurs, pédagogues, maîtres d’apprentissage, travailleurs sociaux, artisans, entrepreneurs, cadres de grandes entreprises…

2 - POUR QUELLE CIBLE ?

Plusieurs publics de jeunes sont concernés par cette démarche :

  • Ceux qui suivent un cursus d’études supérieures (techniques, commerciales, arts appliqués, etc.), à l’université et grandes écoles.
  • Ceux qui sont en apprentissage d’un métier manuel.
  • Les autres jeunes… les laissés pour compte, les exclus du système scolaires et les immigrés…

3 - LES RAISONS DE CETTE INITIATIVE

Pour rappel, chaque année, en France, prés de 750 000 jeunes accèdent à la majorité civique avec une pleine capacité pénale, civile et politique sans préparation profonde à la vie adulte.

  1. constat ’sociétal’

Le monde est devenu de plus en plus virtuel et solitaire ; l’image a pris la place sur l’acte, le ‘paraître’ a trop souvent remplacé lEtre’.

Les familles sont décomposées/recomposées et n’assurent plus totalement leur rôle de repère, de guide et d’apprentissage de l’autorité/obéissance. Le chômage des parents est devenu fréquent et amplifie la difficulté d’assumer leur ‘mission’.

Quant aux familles favorisées, le comportement addictif des parents à leur vie professionnelle voire associative est tout autant préjudiciable à l’équilibre affectif et psychologique des adolescents.

« Si le père et la mère, de bonne volonté manifeste, offrent le spectacle de vie ou de tête constamment tournée vers un seul tournant, obsédés nuit et jour par l’argent, le travail, l’ambition ou le journal, par le langage et les images, quand leur fils se drogue, loin de s’opposer à ses parents il les imite. A père hanté, fils égaré ou « stupéfié » (Drogues, enfants d’abord. Michel Serres)

Le système occidental semble porter le germe du malaise mental : ainsi, en Chine qui vit un bond dans la mondialisation, les experts dénombrent 30 millions de jeunes de moins de 17 ans souffrant de problèmes psychologiques.

  1. constat ‘éducation’

Le rôle éducatif de l’Ecole s’est complexifié… L’attitude des parents face aux professeurs s’est rigidifiée et la juridiciarisation de la société porte le corps enseignant à la méfiance et au désengagement en ce qui concerne la formation au savoir-être : il se cantonne au savoir-faire.

Dans les milieux favorisés l’enfant est devenu « roi ». On souhaite installer les générations à venir dans un monde confortable sans aspérités, presque parfait. On veut effacer les signes extérieurs des étapes de la vie, gommer leur dramatisation, tout en les activant dans l’ombre comme c’est le cas de la sélection larvée au sein du système éducatif : tout cela maintient les jeunes dans un décor illusoire.

L’éducation ne forme pas de futurs adultes mais des machines à fabriquer des résultats. Une sélection par le résultat qui crée une logique d’apartheid. Les étudiants des grandes écoles sont déconnectés de la réalité du peuple qu’ils auront à gouverner ; la liberté, l’égalité et la fraternité sont pour eux, des concepts qu’ils ne vivent pas mais qu’ils devront faire appliquer dans leur vie professionnelle future. Ils resteront extérieurs au monde qu’ils auront à gérer et à administrer.

« La jeunesse, mal dans sa peau et dans sa société, trop souvent abandonnée à elle-même, réinvente des rites dangereux et souvent destructeurs,… La ritualité adolescente contemporaine est tirée du côté de la sensorialité : rite et scansion, parure et tatouage, jeux de langue, de lumières et de sonorités, attirance pour les effets de la drogue et de l’alcool, enchantement du mouvement corporel » (Claude Rivière, sociologue, Les rites Profanes Paris 1995, PUF Terre de France).

… Car comme le souligne Marie Douglas,… « Animal social, l’homme est un animal rituel. Supprimez une certaine forme de rites, et ils réapparaissent sous une autre forme, avec d’autant plus de vigueur que l’interaction sociale est intense » (Marie Douglas, De la souillure)

  1. constat ‘économique’

La crise que nous vivons focalise les manques de la sphère financière et économique mondiale et fait ressortir la criante nécessité et le besoin d’autorité, de responsabilité, et d’humanisme. Les traders, les financiers et les politiques, qui sont aux commandes de l’économie globalisée, ont perdu tout sens d’équilibre des besoins et des aspirations : ils ont perdu leur « bon sens »…

  • L’émiettement des tâches et des systèmes complexes frustre le besoin de chacun d’agir sur la finalité de la réalité et fragilise ainsi le mental de la population active.
  • Le système économique favorise la déshumanisation de l’activité industrielle au profit de quelques uns. L’homme n’est plus au centre de l’économie : il est marginalisé impitoyablement. La plus grande partie de l’humanité est exclue de la marche du progrès scientifique, technique ou social…
  • On assiste sans broncher à la marchandisation du corps humain…

Le système économique exacerbe l’avidité des consommateurs et la cupidité des actionnaires.

Henri Lachmann, président de Schneider Electrique le traduit ainsi : « Ce pourquoi une entreprise existe, ce n’est pas pour créer de la valeur pour des actionnaires mais des richesses corporelles et incorporelles, pour les actionnaires, les clients, les collaborateurs et les sociétés dans lesquelles on opère ». « La crise de la microsociété financière est due au goût de lucre et à la cupidité…. Sur cent transactions, deux reposent sur l’économie réelle… Le monde financier ne s’est occupé que de lui-même… Les actionnaires, c’est une gouvernance qui ne marche pas. C’est guignol. Une vraie parodie… ».

  • Les plus diplômés ne seront pas nécessairement les plus adaptés au monde futur. La productivité aura des conséquences toujours plus fâcheuses sur le non emploi des inadaptés mais les inadaptés ne seront pas forcément les moins diplômés : ce seront ceux qui n’auront pas la bonne façon de capter les bonnes informations et qui ne se remettront pas en cause suffisamment rapidement. Le besoin n’est donc plus un souci de grand savoir mais de grande adaptation ; il est culturel autrement dit lié aux comportements, à la vision global des choses, à l’éducation humaine, à l’équilibre psychologique, à l’ouverture intellectuelle, à l’approche humaine et spirituelle : « De la spiritualité puisqu’il est question de sens, de lien, de communion ; mais aussi de morale, puisqu’il est question de règles et de valeurs » (le capitalisme est-il moral ? A. Comte-Sponville).
  • On observe le résultat sans penser à modifier les causes. Ainsi, au-delà des savoirs, des savoir-faire, des savoir-communiquer, il devient nécessaire et urgent de mettre en place des formations de …

… ‘Savoir-être’.

« Après la génération du tout politique (les soixante-huitards), après la génération du tout moral ou du tout humanitaire (la génération morale) est peut-être en train de se chercher quelque chose qu’on pourrait désigner comme une « génération spirituelle », disons une génération qui refait de la question spirituelle, qu’on pouvait croire obsolète depuis des décennies, à nouveau sa question. Qu’est-ce que la question spirituelle ? La question politique, pour schématiser à l’extrême, c’est la question du juste et de l’injuste. La question morale, c’est la question du bien et du mal, de l’humain et de l’inhumain. La question spirituelle, c’est la question du sens, comme on dit aujourd’hui, donc aussi celle du non-sens. Et il me semble que c’est cette question, depuis quelques années, qui tend à revenir au premier plan, dans la tête ou le cœur de nos jeunes… » (André Comte-Sponville. (Le capitalisme est-il moral ?)

4 - L’EDUCATION AU SAVOIR-ETRE

a) la transmission

L’école ne peut pas tout transmettre ! Axée sur l’intellect, sa pédagogie laisse de côté l’épanouissement de la personnalité. Elle véhicule un enseignement fondé sur des expériences par procuration. Apprendre à savoir semble plus facile qu’apprendre à être.

Le progrès dans la maîtrise de la nature et dans l’évolution des techniques n’améliore en rien l’espèce humaine. Humaniser notre civilisation technicienne, c’est d’abord la mettre en perspective dans l’histoire globale de l’humanité (holistique) ; c’est ensuite analyser et comprendre les moteurs de son évolution. C’est ce que nous définissons comme une « vision du monde ». Il est autant de visions du monde que de culture et de traditions. Elles se transmettent collectivement et sous forme holistique. Mais elles sont transmises au travers du filtre individuel. Elles participent donc à l’essentiel de l’identité humaine et évoluent dans le champ de la transmission.

b) Vision du monde et réalité de la vie.

Il est absolument vital, non seulement que nous disposions de représentations adéquates du monde dans lequel nous vivons mais encore que nous ayons la possibilité de nous aménager un monde intérieur vivable. En l’absence d’un tel équilibre, nous sommes vite envahis par des conflits internes qui nous rendent incapable de réagir adéquatement face au monde extérieur. C’est cette tension entre la vision du monde des individus et la réalité de leur vie, de leur savoir d’expérience, qu’il faut chercher à atténuer

c) Rencontre de la jeunesse et de la tradition.

Une vision du monde est toujours une représentation évidente et globale de la réalité, elle est une réponse à des questions qui ont été oubliées. Elle est transmise par la tradition culturelle à laquelle appartient chaque individu. La vision du monde donne une signification à la vie (sur l’histoire du monde et le destin de l’homme, sur l’organisation sociale). Elle ‘déproblématise’ la réalité en montrant que ce qui est non-conforme dans la réalité quotidienne n’est que locale et transitoire, ce qui permet d’échapper aux états anxiogènes. Elle est un moyen de stabilisation de notre univers mental.

d) Le champ de la sagesse.

La fonction de la vision du monde se manifeste, non pas dans le champ des représentations théoriques mais dans celui des actions rituelles et de la réalité symbolique ; elle relève du domaine de la sagesse et de l’hygiène de vie et non pas des savoirs et des doctrines théoriques ; elle nous dote d’une identité individuelle et humaine grâce à laquelle il nous devient possible de nous accommoder de ce que les savoirs d’expérience nous apprennent de la réalité. Or, le monde moderne a laissé en friche la fonction propre de la vision du monde, ce que le savoir théorique, doctrinal ou pratique ne saurait jamais remplacer et que les rites traditionnels détenaient.

5 – QUELQUES REPONSES NOUVELLES

LA PROPOSITION D’UN GRAND HUMANISTE…

Paul Feller, fondateur de la Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière à Troyes en collaboration avec les Compagnons du Devoir, a inspiré en grande partie cette démarche.

Paul Feller considérait l’apprentissage d’un métier manuel comme un rite de passage entre l’enfance et la vie adulte. Pour lui, tout homme, quelque soit son projet professionnel, doit vivre un apprentissage vrai au contact de deux éléments pour s’accomplir pleinement : La matière (le matériau) et le maître d’apprentissage.

Grâce à ces relais vers l’universalité, il acquiert une véritable maturité, un sens profond de la responsabilité et de la transmission assise sur une autorité naturelle dépourvue d’excès. En maniant le marteau, l’adolescent transforme ses tensions internes en puissance créatrice. Après un apprentissage manuel, le jeune pourra continuer des études et vivre une vie remplie de la connaissance humaine, d’autrui comme de lui-même. La formation par apprentissage d’un métier manuel s’inscrit comme une pédagogie du vrai.

UNE REPONSE AMERICAINE…

L’Institut national des rites de passage (NROPI) de Cleveland aux Etats-Unis s’adresse principalement aux africains américains. Il a été fondé en 1980 par un travailleur social.

Cet organisme propose une formation mêlant éducation et initiation sur une période pouvant s’étendre de 1 à 3 ans à raison de 2 à 4 heures par semaine .Les contenus d’enseignement sont très variés : rupture avec la routine du quotidien, transmission par les anciens et respect à leur accorder, coopérations avec les pairs, éducation sexuelle, instruction politique, self-défense, travaux d’intérêt général, tests de courage, attribution d’un nouveau nom, d’un nouveau langage et d’une nouvelle tenue, ainsi qu’un rite de passage spécifique appelé « the journey ».

En AFRIQUE DU SUD …

« Réveille-toi tu es désormais un homme » annonce le circonciseur. L’histoire se déroule en Afrique du Sud, dans un pays où les Xhosa tiennent beaucoup à circoncire leur fils pour les faire passer à l’âge adulte. « Un Xhosa non circoncis est une contradiction dans les termes, car il n’est pas considéré comme un homme mais comme un enfant. Pour les Xhosa la circoncision représente l’incorporation formelle des hommes dans la société » (Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, éd.Fayard).

En FRANCE …

Les Compagnons du Devoir initient les jeunes adolescents à la fin de leur apprentissage, selon une tradition qui remonte à la construction des cathédrales. Aujourd’hui plus de 7000 jeunes garçons et filles sont formés chaque année par les Compagnons. La réputation de cette formation est reconnue partout en Europe.

Dans LE MONDE …

De nombreuses ethnies pratiquent toujours des rites d’initiation afin d’entrer dans la communauté des adultes. D’autres rites de sagesse et d’entrer dans des sociétés secrètes sont aussi réalisés. On peut sans doute considérer que près de la moitié de la population mondiale perpétue ces initiations de type traditionnel et ethnique.

Certaines communautés religieuses occidentales sont encore imprégnées de rites très forts (communautés juives et musulmanes selon les pays).

Enfin, la Franc-maçonnerie développe des rites de sagesse auprès d’adultes parrainés qui, souvent, s’interrogent sur le sens de leur vie ou relèvent d’un malaise intérieur plus ou moins prononcé.

« On ne pourra sans doute plus longtemps faire l’impasse

sur ces rites qui fabriquent de l’humain ».

(Denis Jeffrey, Eloge des rituels, Presses des Universités de Laval, 2003)

« La transmission est un acte qui transforme » (R. Debray).

6 – QUELS TYPES DE REPONSES

devons-nous étudier, expérimenter et proposer à notre jeunesse ?

Le projet consiste à adapter une démarche initiatique, laïque et républicaine, pour toute la jeunesse, en tenant compte des diverses catégories de jeunes (division subjective qui peut être revue).

Néanmoins, toutes ces actions ne peuvent être entreprises que sous l’angle du volontariat

  • Ceux qui suivent un cursus d’études supérieures (techniques, commerciales, arts appliqués, etc.) et universités :
      • Promouvoir l’idée auprès des pouvoirs publics d’un apprentissage manuel pour la formation humaine des futurs managers (minimum 2 ans) à l’issue duquel une séance initiatique résumerait les valeurs humaines enseignées pendant cet apprentissage au contact du peuple et de la matière.
  • Ceux qui sont destinés aux grandes écoles :

Les jeunes adultes qui accèdent aux Grandes écoles sont issus, pour la grande majorité d’entre eux, de famille aisées (industriels, cadres supérieurs, dirigeants de grande entreprises), possédant des cursus universitaires digne le leur filiation (énarques, polytechniciens et autres…. de père/mère en fils/fille), éduqués, protégés, destinés…. L’expérience nous montre la difficulté de cette catégorie sociale à sortir de leur intellectualisation dans un délai court. Le piège serait la mauvaise interprétation qu’ils pourraient faire de ce passage, considérant cette période comme une épreuve scolaire de plus sur le cursus qui les conduit à une destinée formatée quasi-acquise dès leur naissance.

Un apprentissage de 2 ans devrait être préalable à tout entrée dans les grandes écoles à l’issu duquel, une formation ontologique serait complétée par un rituel laïc et républicain.

  • Ceux qui ont fait un apprentissage d’un métier manuel :
      • Mise en place d’une période de formation ontologique complétée par un rituel républicain et laïc à la fin de l’apprentissage d’un métier manuel avec réalisation d’un mini chef-d’oeuvre (comme dans le Compagnonnage).
  • Les autres jeunes… laissés pour compte, les exclus du système, les immigrés (quel que soit leur âge) :
      • Un temps d’action civique,
          • travail sur l’environnement : montagne, mer, forêt… .
          • formation à l’autonomie, à l’analyse des informations, des médias, de la géopolitique, des systèmes, du langage…
          • une initiation à un métier manuel à l’instar des initiatives « l’Outil en Main ».
      • Ou un projet humanitaire (sur le territoire) afin d’obtenir une reconnaissance.
      • Mise en place d’une période de formation ontologique complétée par un rituel républicain et laïc.

7 – MODALITES DE MISE EN ŒUVRE

QUAND ET COMMENT ?…

  • Luc Ferry a été chargé de réfléchir au ‘Rallongement de la journée dite civique obligatoire pour les jeunes à 6/9 mois’.
  • Ce projet est présenté par Martin Hirsch. C’est donc dans cette année là que pourraient être engagées ces actions.

QUI SERAIT EN CHARGE DE LA FORMATION ? …

  • L’essentiel des formateurs serait des jeunes retraités qui seraient précédemment formés par l’Institut. La relation trans-générationnelle est fondamentale en terme de Transmission. Pour autant, une formation complémentaire à la pédagogie spécifique est leur serait délivrée préalablement.

LES INDIVIDUS CONCERNES …

  • Les jeunes de 15 ans à 22 ans selon les catégories. Cette formation ne pourrait être dispensée qu’au titre du volontariat.

DEVELOPPEMENT GEOGRAPHIQUE …

  • A l’instar de ce qui s’est réalisé avec les associations « l’Outil en main », des associations seraient réparties sur toute la France, adhérentes à l’Institut dans le cadre spécifique du projet de l’Institut ; ainsi que tout autre association touchant de près ou de loin à la formation ontologique de la jeunesse : Outil en main, associations compagnonniques, associations sportives, associations à caractère sociales, de formations parentales, chambres de métiers, etc…

LA DEMARCHE PEDAGOGIQUE …

  • Elle est basée sur le contact avec les éléments de la nature et le développement des 5 sens : du physique à l’abstraction.
  • Sur la transformation de la violence intérieure adolescente (et post adolescente) en puissance de création.
  • Elle consiste à présenter, synthétiser, les activités économiques, politiques, scientifiques, l’information, la communication,… sans évaluation et données morales.
  • A analyser les superstitions, les conditionnements, les croyances et les opinions, les dogmes… en restant le plus historique et objectif possible.
  • Présentation et prise en compte des repères laïcs, républicains et démocratiques français.
  • Mise en place d’une cérémonie avec un rituel laïc de fin de stage, accompagnée d’une remise de diplôme et d’attribut (médailles civique par ex)

8 – EN CONCLUSION…

Ce projet a pour intention d’apporter des réponses nouvelles en terme de responsabilisation des jeunes dans leur apprentissage de la vie, en complément du savoir-faire dispensé dans les établissements de formation initiale, quels que soient leur futurs métiers et/ou leur vocation professionnelle grâce à des actions de Formation basées sur deux éléments fondamentaux : le travail d’un matériau ou d’une matière, et l’écoute et la connaissance sous l’autorité d’un maître.

Fait à Troyes le 16 février 2009

Dominique NAERT

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